http://gitecannelle.fr/wp-content/uploads/2019/09/Sargasses-boisjolan.jpgSargasses: réel fléau écologique, économique et sanitaire

Sargasses: réel fléau écologique, économique et sanitaire

Il faut tirer la sonnette d’alarme mais ne pas stigmatiser les Caraïbes

D’où proviennent les sargasses ?

Ces algues brunes que l’on appelle sargasses ne sont pas nouvelles. Depuis bon nombre d’années, on retrouve ces algues de façon éparse, échouées sur les plages. Ce qui a changé, notamment depuis 2011, c’est la quantité et la fréquence des échouages. Certaines images satellites nous montrent parfois des « nappes » de Sargasses de la taille de la Martinique, ce qui peut donner un ordre d’idée de l’ampleur du phénomène.
Les scientifiques travaillent encore aujourd’hui sur le sujet pour définir l’origine précise de ces algues et leur prolifération. Les premières thèses indiqueraient que le phénomène serait accéléré par la déforestation de l’Amazonie et les différents engrais utilisés sur cette zone, ainsi que le réchauffement climatique. Pour plus de détails sur le sujet : « Quand la science veut comprendre l’origine des sargasses »
Hypothèses confirmées ou non, nous devons avoir une réelle prise de conscience sur le sujet et se mobiliser pour trouver des solutions afin de contrer ces algues et/où apprendre à les exploiter. C’est aujourd’hui toute une zone de la planète ainsi que des dizaines de pays concernés.

Les conséquences des sargasses

Même si certains entrepreneurs ou riverains ingénieux comme au Mexique ont commencé à recycler ces algues, la plupart des zones concernées se sentent démunies face à ce phénomène. On assiste à des échouages massifs, pouvant parfois atteindre plusieurs dizaines de mètres d’étendue. En stagnant, ces algues se décomposent et des émanations de gaz s’échappe, dont nous ne connaissons pas encore les effets précis. Ce qui est malheureusement un état de fait, c’est la désertification de certaines zones fréquemment atteintes, qui engendrent la fermeture d’Hotels, restaurants, commerces…c’est tout une économie qui s’effondre. C’est également une situation de fort handicap pour les riverains qui se voient (quand ils le peuvent) contraints de déménager tellement les odeurs sont insupportables. Toutes ces conséquences sont des pertes sèches pour les entrepreneurs et riverains qui ne peuvent revendre leurs biens ni prétendre à quelconques assurances. Aux abords de sargasses en décomposition, certaines personnes ressentent également des maux de têtes, ont des vomissements ou des malaises à cause des émanations. Des écoles en bord de mer peuvent même parfois fermer leurs portes.
Les communes impactées, en manque cruel de moyens, réagissent comme elles le peuvent face au phénomène en mettant en place des barrages, pour repousser les algues au large, des ramassages sur les plages ou dans l’eau, mais on ne sait que faire des algues. Toutes ces mesures ont un coût : machines, main d’œuvre, matériel… auquel les municipalités ne peuvent pas toujours faire front.

La majorité des plages restent saines

On a dernièrement pu observer dans différents reportages et articles de médias de renom, que les sargasses envahissent « tous » les rivages des caraïbes. Ces propos sont à nuancer ! En effet, bien que certaines zones soient particulièrement touchées, la majorité des plages et du littoral restent peu touchés. Il faut garder à l’esprit que le tourisme est un des poumons économiques des caraïbes, et que si certains médias déforment la réalité, les retombées peuvent avoir un impact redoutable sur l’économie locale. Gare également aux détracteurs qui auraient tendance à oublier que les caraïbes recensent essentiellement des plages sauvages sur lesquelles il est tout à fait normal de trouver quelques algues échouées. N’allez pas dire en voyant une algue sur le sable, que la plage en question est envahie de sargasses ! ^^

Plage des Salines

Plage des Salines

Mobilisation autour des sargasses

Du 24 au 26 octobre 2019 se tiendra SARG’EXPO, le premier salon international de technologie et de gestion des sargasses, à Baie Mahault en Guadeloupe. Au Gîte Cannelle, nous suivrons de près cette première rencontre internationale sur le sujet, en souhaitant qu’elle débouche sur des solutions concrètes et une réelle mobilisation des pouvoirs publics.

Marie LINARES
Gîte Cannelle

Pas encore de commentaire

Répondre

Effacer tout les champs

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.